Broadway ne chante plus … elle rugit !

Brooklyn est situé au Sud-Est de Manhattan. Le Brooklyn Bridge est l‘icône de cette banlieue et permet la liaison entre celle-ci et Manhattan. Sa traversée est emblématique d’une visite à New York et est considérée comme un must-do. C’est donc cette traversée qui est la visée première de notre dernière journée à New York. Nous quittons donc Greenwich, Connecticut définitivement et empruntons l’autoroute jusqu’à Brooklyn, qui sera aussi notre point de chute ce soir.

Par chance, nous trouvons un parking à proximité de l’entrée du pont. Le pont-suspendu est un des plus anciens de New York et offre une balade d’environ deux kilomètres qui propose une prise de vue sensationnelle sur Manhattan. Au milieu du pont se trouve quelques plaques ayant pour fonction de commémorer les différentes étapes de construction du pont et qui relatent quelques faits divers intéressants. La foule afflue et ne respecte pas nécessairement les voies cyclables, il n’est donc pas rare d’entendre les multiples diatribes lancées par les vélos en colère, divertissant!

Une fois la traversée terminée, nous nous dirigeons vers le quartier des affaires, Wall Street en l’occurrence. Rien n‘y est exceptionnellement beau et on se retrouve rapidement à longer la Hudson River, ce qui s’avère nettement plus intéressant car au loin on peut discerner la silhouette de cette dame qui incarne soit-disant La Liberté. L’heure approche midi et notre quête pour trouver une bouchée nous mène jusqu’à un restaurant assez trendy se situant entre le Financial District et Soho, dans Tribeca. On s’offre vraiment le snack à l’américaine, cette fois revisité avec une petite touche mexicaine: délicieux et copieux.

Restaurés et revigorés, nous reprenons la route en direction de Brooklyn, car nous devons Check-in dans notre Airbnb et revêtir nos habits de soirée car c’est Broadway qui nous attend ce soir. Bon, comment vous décrire cet Airbnb? Disons, pour brosser une image qui pour votre bien-être restera globale et ne rentrera pas dans les détails, que notre chambre pour la nuit est située dans un immeuble en plein coeur du Chinatown de Brooklyn. Ce n’est pas le quartier le plus rassurant, très honnêtement, mais rien de critique non plus. Nous y rencontrons Linda qui ne parle pas un mot d’anglais ce qui nous laisse perplexe quant aux multiples conversations par message que nous avons eu auparavant (mais qui se cache réellement derrière celles-ci!?). C’est alors qu’elle nous entraine dans une petite ruelle qui longe le bâtiment donné comme point de rencontre et que nous entrons par une porte dissimulée au fin fond de cette exiguïté de rue. L’odeur de friture nous fouette telle une une cravache sur un fessier de destrier, mais nous progressons tant bien que mal jusqu’au troisième étage où se trouve notre chambre 362 (mais que signifie ce nombre!?) qui est à l’image d’une philosophie embrassant les idéaux du fonctionnalisme: un lit, quelques cintres, point.

King Kong alive on Broadway !

Mais plus sur notre chambre plus tard. Nous nous changeons rapidement et marchons jusqu’au métro le plus proche pour ne pas manquer le début de notre Broadway: King Kong. Nous avons été généreusement invités par le producteur lui-même pour assister à une représentation du très prisé et acclamé King Kong is alive on Broadway! Ce qui nous interpelle en plus de l’histoire elle-même c’est que pour la première fois sur Broadway on utilise la technologie d’une animation mechatronique c’est à dire, en l’occurrence, un énorme King Kong entièrement articulé.

L’expérience fut incroyable! Les acteurs sont excellents, la musique entraînante et dynamique et King Kong lui-même un vrai chef d’œuvre technologique. On est transporté pendant deux heures dans l’univers de Skull Island et Manhattan et on suit la progression de l’histoire d’amour entre une jeune New Yorkaise en quête de célébrité et ce singe géant instrumentalisé et brutalisé par un magnat d’Hollywood. C’est une expérience qui restera gravée pour toujours dans nos mémoires.

Après, comme nous étions directement sur Times Square, on en a profité pour aller prendre un verre dans un des bars des rues transversales. C’est ce qui a fini la soirée en beauté avant de retourner vers un Brooklyn endormi.

Atlantic City & Cape May !

Le lendemain matin, nous sommes réveillés par d’agréables effluves émanant de la cuisine communale de l’étage juste en dessous du notre. C’est la délicatesse de l’odeur du poisson cru fatigué de quelques jours de putréfaction combinée à celle des œufs frits dans de l’huile de cuisson qui titille nos narines et nous extirpe du lit en moins de deux.

Aujourd’hui, c’est direction Philadelphie ou Philly pour les intimes. Mais avant de se rendre dans la ville, nous décidons de longer la côte et de passer à travers Atlantique City et Cape May. Cette première est désolante, du moins de ce que nous en avons vu. C’est un peu un Foxwoods, mais encore plus grand et constituant une ville entière. La banlieue du centre est complètement délaissée, réel ghetto et triste endroit où vivre. Les maisons sont délabrées, les commerces inexistants et les quelques individus que nous entrevoyons nous paraissent en grande détresse, drogue et alcool devant y faire des ravages. Le centre est totalement dédié aux espaces de jeu d’argent et si ce n’est pas le cas, c’est boutique après boutique. On ne débarque même pas de la voiture tellement le tableau est lamentable. Aucunement invitant, mais on se réjoui d’avoir vu cette fameuse Atlantic City car ça dit beaucoup sur la situation de pauvreté aux États-Unis. Certes nous n’y sommes pas allés en été, en haute saison, nous n’avons pas foulés les quais, mais bon, on peut croire que ce ne serait qu’une beauté superficielle et éphémère car le reste est moche.

Une heure de route plus au Sud se situe Cape May. Tout en contraste avec notre arrêt précédent, Cape May est mignonne, même si quelque peu désertée puisque en saison morte. La plage est belle, d’un blond joli. Le centre aussi est attirant et même décoré aux couleurs de Noël. Plus loin, une épave d’un ancien navire militaire américain et un phare iconique ayant servi comme tour de défense et d’observation durant la seconde guerre mondiale.

Nous arrivons à Philly en fin de soirée et entrons dans notre Airbnb, superbe cette fois, pour ne plus sortir de la soirée. Film et écriture concluent cette journée de voyage routier!

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2 réflexions sur “Broadway ne chante plus … elle rugit !

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