La côte caraïbe n’a plus de secrets pour nous: Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo

Alors c’est à Tortuguero que notre périple « ticos » a débuté. On vous le mentionne à nouveau au cas où que nous n’avions pas été assez convaincant: si un jour le Costa Rica se trouve sur votre chemin, ne manquez pas de séjourner dans ce petit village qui saura vous combler. Mais malgré la petite taille de notre premier pays, nous ne devons pas nous éterniser à un endroit, surtout pas le premier. C’est donc un peu à contrecœur mais avec l’engouement pour de nouvelles aventures que nous abordons le bateau qui a aujourd’hui pour mission de nous mener jusqu’à Moìn, étape intermédiaire de notre trajet vers Cahuita, notre prochain point de chute.

Encore une fois, les méandres aquatiques nous emballent et c’est avec les yeux grands ouverts que nous observons toute cette nature qui accompagne notre voyage. Les animaux se multiplient et notre capitaine se dévoue à nous en faire voir le plus possible. C’est donc à coup d’exploration faunique que nous rejoignons Moìn. Une fois arrivés, nous sautons dans un taxi avec une dame allemande que nous avons rencontrée à Aracari Gardens et qui suit le même itinéraire que nous. Ce taxi lui nous mène jusqu’à Cahuita et c’est sans embûche et en succession de chansons reggae que nous y parvenons finalement.

Cahuita n’a pas complètement tout à envier à Tortuguero. Certes un peu moins mythique et isolé, ce village sensiblement plus grand que Tortuguero a tout de même un grand charme avec son unique rue principale où l’on retrouve tous les commerces et restaurants. Sinon, la plage n’y est pas très invitante et si on veut profiter de l’océan, il faut sortir du pueblo pour aller à Playa Negra. Pour notre part, notre arrivée quelque peu tardive à Cahuita est synonyme d’une soirée calme avec petit restaurant. Attardons-nous un peu sur ce restaurant: La Fé Bumbata. Vivement recommandé par le Routard, nous avons choisi les classiques, c’est à dire poulet à la sauce noix de coco. Franchement délicieux ce poulet et cette sauce, mais nous nous questionnons à ce jour s’il vaut l’attente interminable à laquelle nous avons été confrontée. Les plats ont mis presque une heure à arriver et même si nous lui accordons son goût riche et enveloppant, il y a des limites! (😉) Sans farce, ce soda ne paye pas de mine de l’extérieur, mais ne pas se fier aux apparences, souvent trompeuses ici il faut le préciser.

Notre première vraie journée à Cahuita est consacrée à l’exploration de son parc national. Celui-ci est plus « petit » que celui de Tortuguero, mais offre une plus grande diversité de paysages. En effet, on se balade le long de l’océan, comme à Tortuguero, mais à la différence que le chemin s’aventure parfois sur la plage, parfois plus à l’intérieur du continent. La dernière partie de ce trek s’effectue sur un long pont surélevé ce qui permet d’être plus proche de la cime des arbres et d’améliorer nos chances d’observation Heureusement, un bus du réseau publique offre son précieux service pour le chemin du retour et le visiteur n’a donc pas besoin de rebrousser les 10km à pied une fois arrivé à la fin du parcours. 

L’après-midi est bien entamé quand nous nous posons à nouveau dans le confort sommaire de notre chambre, lessivés de ces six heures de marche. L’activité principale de la journée étant dûment terminée, nous consacrons les dernières heures de clarté à une petite sieste dans le hamac se trouvant directement à l’extérieur de notre chambre et à la rédaction des derniers articles pour Relais & Châteaux. L’après-midi s’avère productif et le soleil s’enterre à l’horizon à notre insu, résultat de notre extrême concentration (😉). Différent restaurant ce soir, moins « gourmet », mais plus rapide, ça nous va! 

Cahuita fut un épisode bref, mais très agréable. Village relax, « chill », où une ambiance paisible règne en permanence. Beaucoup de touristes en revanche, mais ça c’est partout au Costa Rica qui est de toute évidence la destination tendance du moment. Nous compressons nos vêtements dans les valises, sautons dans la douche pour un rafraîchissement matinal et tout à coup, l’air frais déposé par la nuit nous caresse les joues alors que nous marchons en direction du terminal de bus de Cahuita, le soleil encore tapissé sous l’horizon.  

Le bus que nous attendons est celui en direction de Puerto Viejo (vieux port) de Talamanca. C’est là-bas que se conclura notre aventure de la côte caraïbe du Costa Rica. Puerto Viejo de Talamanca est réputée pour sa population de surfers, et, conséquemment, pour ses vagues propices à des longs « tubes ». N’étant pas de grands coureurs de belles vagues, quoique nous nous plaisons bien à les défier à la nage, notre plan pour ce bref arrêt est de profiter de notre arrivée matinale pour louer des vélos et faire une balade fortement recommandée qui lie Puerto Viejo à Manzanillo, passant par de sublimes plages typiquement caribéennes. 

Nous nous conformons à notre plan et après avoir déposé nos bagages à l’auberge, on loue deux vélos et démarrons notre balade. Celle-ci nous fait parcourir quelques kilomètres direction Sud. Visiblement populaire, la circulation routière ne semble pas décourager et nous croisons plusieurs touristes sur notre chemin. Avant de partir, un petit tuyau a rejoint nos tympans: il faut absolument s’arrêter à Punta Uva, plage récemment nommée parmi les dix plus belles d’Amérique Latine. Nous exécutons et profitons de cette belle plage de sable blanc, quoique un peu surchargée, pour nous reposer des multiples dénivellations surmontées. 

Manzanillo s’avère être un petit village malheureusement sans trop de charme. Sa plage, en revanche, récupère ce qui est perdu dans l’attrait (ou le manque de) urbain. Après un repas dans un soda aux normes sanitaires un peu douteuses (un soda, c’est l’équivalent du diner américain, mais servant évidemment une nourriture typiquement ticos, normalement c’est vraiment excellent tout compte fait de ce qui est servi), on se dirige vers cette belle et large plage où nous profitons du calme pour lire et construire de majestueuses défenses ensablées. 

Mais tout à une fin (truisme?) et c’est de nouveau sur nos vélos que nous rebroussons chemin, la soirée pointant son nez. Et la soirée sera courte pour nous deux puisque notre réveil demain est, disons, aurorale. En effet, nous prévoyons prendre le bus de 4h50 en direction de San Jose, la capitale, mais avec l’intention de débarquer à Sarapiqui, petit village apparemment intéressant. La nuit, qui n’en sera pas vraiment une, nous la passerons dans un petit dortoir avec confort minimum, mais largement suffisant pour ces quelques heures de repos. 

Répétition de la journée d’hier, mais avec encore plus d’audace alors que le réveil nous sort de notre légère torpeur à 3h30 du matin. Le bus est à l’heure et nous y entrons sans encombre, encore un peu zombi. 

Donc, pour que le bus fasse un bref arrêt à Sarapiqui, il faut le mentionner explicitement au chauffeur au moment de l’embarquement, nécessité à laquelle nous nous conformons dûment. Confiant de l’aptitude de mémorisation du chauffeur, on se laisse emporter par les heures de sommeil manquantes et dormons relativement bien pendant quelques centaines de kilomètres. Lors d’une brève intermission de repos, on se laisse tenter par un coup d’œil sur notre carte virtuelle pour possiblement nous réjouir d’une arrivée imminente. Mais coup de comique, pendant que Maps télécharge notre position actuelle, notre regard semble captivé par la scène qui se déroule à l’extérieur: le paysage semble bizarrement familier. Maps confirme aussitôt nos doutes, nous approchons San Jose, Sarapiqui étant à des dizaines de kilomètres derrière nous…

Dans le prochain article, vous découvrirez comment nous avons pallié à cette situation qui rendit complètement désuet notre plan initial.

4 réflexions sur “La côte caraïbe n’a plus de secrets pour nous: Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo

  1. Continuez votre belle description de votre périple et vos aventures. Nous voyageons avec vous et avons hâte de vous retrouver pour que vous puissiez ajoutez des anecdotes au récit publié. Bonne route!

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  2. Bonsoir les amoureux,
    Toujours aussi contente de vous lire et de vous savoir bons voyageurs,
    avec ses belles aventures et ses imprévues.
    Je pense à vous deux très souvent.
    Micheline qui vous fait une grosse caresse.

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